L'Ambassadeur
Les Discours de l'Ambassadeur
Discours de Mme Wanda Nesbitt, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Cote d’Ivoire à l’occasion de la Cérémonie de Remise de Chèques aux ONG du RIP+ dans le cadre du projet SERVIR-PEPFAR/NPI
Madame la Ministre de la Lutte contre le SIDA,
Monsieur le Représentant de Monsieur le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique,
Madame la Directrice Pays de l’ONUSIDA,
Mesdames et Messieurs les Représentants des agences du Système des Nations Unis et des Partenaires au Développement,
Mesdames et Messieurs les Responsables des Organisations Nationales et Internationales engagées dans la Lutte contre le SIDA,
Monsieur le Président du Conseil d’Administration du Réseau Ivoirien des Personnes vivant avec le VIH,
Distingués Invités,
Mesdames et Messieurs,
C’est avec un réel plaisir que je prends la parole au nom du gouvernement américain à l’occasion de la cérémonie de remise de chèques aux ONG membres du RIP+ dans le carde du Projet SERVIR financé par le Plan d’Urgence de Lutte contre le SIDA (PEPFAR).
Dans son discours sur l’état de l’Union en 2003, le Président George W. Bush a rendu public le PEPFAR dont la Côte d’Ivoire est l’un des pays dits prioritaires. La phase une du PEPFAR, qui couvre la période quinquennale 2004-2008, avait pour objectifs mondiaux de mettre sous traitement antiretroviraux 2 millions de personnes infectées par le VIH, de prévenir 7 millions de nouvelles infections et de prendre en charge 10 millions de personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA.
Mais en raison de l’urgence de la réponse face à ce fléau qu’est le SIDA et afin de permettre à un plus grand nombre d’individus de bénéficier du PEPFAR, le Président Américain a lancé en 2005 l’initiative à la recherche de nouveaux partenaires (NPI). Cette initiative vise à renforcer les capacités des organisations locales à base sociale ou religieuses implantées dans les pays bénéficiaires du PEPFAR n’ayant pas assez d’expérience de collaboration avec le gouvernement américain mais solidement implantées dans les communautés de bénéficier de ressources adéquate qui leur permettent de s’approprier et de prolonger la lutte au sein des communautés dont elles émanent. C’est ainsi qu’à la suite de l’appel à manifestation de projet lancé dans le cadre de la phase une de l’Initiative à la Recherche de Nouveaux Partenaires (NPI), le RIP+, l’ONG, le Soutien et GENEVA Global ont été les heureux récipiendaires pour le compte de la Côte d’Ivoire.
Madame la ministre, la cérémonie qui nous rassemble ce matin consacre donc la confiance que le gouvernement américain a en l’endroit des organisations locales engagées dans la lutte contre le SIDA sous la coordination de votre département. A travers des longues annees que nous avons lutte contre le SIDA, nous avons appris que ce sont les communautes, c'est a dire les voisins, les amis, et les familles des gens vivant avec the VIH qui sont les plus concernes et qui doivent etre les plus consultes, les plus sensibilisees, et les plus aides. Le Programme SERVIR qui signifie « Savoir Ensemble Revitaliser la Vie des Ivoiriens Ravagés par le VIH/SIDA » financé par le PEPFAR/NPI et exécuté par le RIP+, a pour but de renforcer les capacités administratives et organisationnelles des organisations membres à prévenir le VIH et à prendre en charge les personnes infectées par le VIH/SIDA dans trois domaines importants. D'abord il s'agit de la prevention positive.
Comme vous le savez, avec le passage à échelle de l’accès aux médicaments antiretroviraux, récemment appuyé en Côte d’Ivoire par l’arrêté du Ministre de la Santé, que nous tenons à saluer ici, portant gratuité des ARV, ce sont des centaines de milliers de personnes infectées par le VIH qui auront accès gratuitement à la prise en charge et au traitement. Cependant, les acquis de cette avancée significative risquent d’être anéantis si nous ne redoublons pas d’effort en matière de prévention de la transmission l’infection à VIH notamment des personnes déjà infectées par le VIH vers les personnes saines. C’est en cela que mieux que le reste de la population, les personnes vivant avec le VIH se doivent elles mêmes de comprendre les enjeux de cette lutte et se doter des moyens nécessaires pour aider à prévenir la transmission de nouvelles infections par la mise en œuvre des activités inscrites dans le concept de la prévention positive.
Le second axe de cette collaboration porte sur l’institutionnalisation de la journée nationale de dépistage du VIH. Je ne voudrais pas revenir sur l’importance que revêt le conseil et dépistage du VIH dans toute stratégie efficiente de lutte contre le VIH et le SIDA. La connaissance du statut sérologique permet non seulement de prendre davantage conscience de la nécessité d’un changement de comportement mais constitue aussi la porte d’entrée pour la prise en charge en cas d’infection. Le ministre de la Sante des Etats Unis, qui etait ici en visite il y a deux semaines, s'est fait depiste pendant sa visite, et je vous dit aujourd'hui que moi meme, je suis prets a faire le depistage si cela aiderais votre Ministire, our vos ONG de convaincre les Ivoiriens dans vote communaute de l'importance de ce test.
Le projet SERVIR vise à soutenir la prise en charge des personnes infectées et affectées par le VIH par l’offre de soins palliatifs à travers les visites à domicile. Le SIDA devenant une maladie chronique du fait de l’accès au traitement, sa prise en charge ne doit plus uniquement être une affaire du personnel de santé qui, rapidement se verra submergé, mais doit impliquer la participation de tous y compris les relais communautaires bien formés.
Madame la Ministre de la Lutte contre le SIDA, Monsieur le Représentant du Ministre de la Santé, chers invités, Je voudrais rassurer le gouvernement ivoirien et l’ensemble des acteurs de l’engagement du gouvernement américain à soutenir la réponse nationale face au VIH/SIDA. Cela se fera, entre autres, par le renforcement des capacités des acteurs locaux comme le RIP+ qui constitue à n’en point douter une stratégie majeure de pérennisation de nos interventions en Côte d’Ivoire. Aux organisations affiliées au RIP+ sous-récipiendaires dudit financement, je formule vœux que ces ressources vous aident à mieux vous organiser pour mettre en œuvre des activités de prévention et de prise en charge du VIH/SIDA qui, à moyen terme, nous permettront d’atteindre aussi bien les objectifs du PEPFAR que ceux du plan stratégique national 2006-2010.
Je vous remercie