Le Plan d'Urgence Américain
Le partenariat, la clé du succès du PEPFAR
Il existe un proverbe qui dit : « C’est dans le malheur que l’on connaît ses vrais amis. » Si cet adage devait servir à mesurer la qualité des relations entre les Etats-Unis d’Amérique et la Côte d’Ivoire, l’on serait tenter de conclure que les liens entre les deux pays n’ont jamais été aussi solides. En effet, au moment où la Côte d’Ivoire est confrontée à une pandémie qui fait tant de victimes, les Etats-Unis d’Amérique essayent de lui tendre la main en signe de solidarité. Dans l’histoire des Etats-Unis, il s’agit de la plus importante assistance jamais accordée à un pays étranger en vue de combattre ce fléau. Le Plan d’urgence du Président George Bush en matière de lutte contre le VIH/SIDA (PEPFAR) a versé une somme de 9 milliards de dollars pour lutter contre le VIH/SIDA dans les 15 pays les plus touchés à travers le monde. La Côte d’Ivoire, étant l’un de ces pays, bénéficiera d’une aide substantielle de 42 millions de dollars pour faire face à la pandémie du VIH/SIDA.
Les Etats-Unis d’Amérique n’en sont pas à leur première initiative. Lorsqu’en 2003 le Président Bush annonçait le Plan d’urgence de lutte contre le VIH/SIDA, il l’avait comparé au plan Marshall, l’une des plus grandes initiatives du monde contemporain, mis en place par les Etats-Unis d’Amérique au lendemain de la deuxième guerre mondiale pour aider à la reconstruction de l’Europe. Maintenant que le monde est confronté à un nouveau défi, les Etats-Unis d’Amérique proposent un plan d’action audacieux. Pour faire face à la pandémie du VIH/SIDA pendant les cinq prochaines années, les Etats-Unis d’Amérique vont financer des projets visant à traiter plus de 2 millions de séropositifs dans les 15 pays les plus touchés par la maladie. Le PEPFAR permet de prévenir de nouvelles infections chez 7 millions de personnes et offre des soins à 10 millions de personnes notamment des orphelins et des populations vulnérables infectées ou affectées par le VIH/SIDA.
En Côte d’Ivoire, l’objectif du PEPFAR est de traiter 77.000 personnes vivant avec le VIH/SIDA et de prévenir 265.000 nouveaux cas d’ici l’an 2008. Ce programme permettra en outre la prise en charge de 385.000 orphelins ainsi que des groupes vulnérables. La contribution totale des Etats-Unis d’Amérique à la campagne de lutte contre le VIH/SIDA à travers le monde, pour les cinq prochaines années, s’élèvera à plus de 15 milliards de dollars y compris sa participation, à raison de 33% par an, au Fonds mondial contre le SIDA mis en place par les Nations Unies.
Il est important de souligner que malgré cette contribution financière exceptionnelle du peuple américain à la lutte contre cette pandémie, l’argent ne demeure pas le principal élément de ce programme. Le PEPFAR contribuera également à l’amélioration de la santé publique en Côte d’Ivoire à travers la formation et le renforcement de capacité des responsables de ce secteur afin de mieux les préparer à répondre aux crises. Cela nous amène à dire que les effets de ce programme ne seront pas limités dans le temps. Véritable arme contre le VIH/SIDA, la mise en œuvre du PEPFAR devra également permettre à la Cote d’Ivoire d’acquérir des moyens efficaces de lutte contre le VIH/SIDA ainsi que d’autres pandémies. Ce programme illustre bien l’engagement des Etats-Unis à conjurer le mal que représente le VIH/SIDA, mais aussi à améliorer la qualité de la santé publique en Côte d’Ivoire. En ce qui concerne la prévention du VIH/SIDA et autres maladies, le programme comporte beaucoup d’avantages pour la Côte d’Ivoire notamment des campagnes d’éducation en matière de santé publique, la formation des professionnels de santé, la disponibilité des ressources et une meilleure coordination des problèmes de santé.
Un vieux proverbe américain dit : « L’union fait la force. » Cet adage constitue le principe fondamental du PEPFAR, élément indispensable de la collaboration entre les Etats-Unis d’Amérique et la Côte d’Ivoire ainsi que d’autres pays qui sont engagés dans la lutte contre le VIH/SIDA. La mise en œuvre du PEPFAR repose essentiellement sur cette philosophie. En partenariat avec le gouvernement ivoirien, les investisseurs et la société civile, le PEPFAR permettra de renforcer davantage les relations entre les organisations, les réseaux et les particuliers qui mènent la campagne contre le VIH/SIDA. Le Plan d’urgence du Président George Bush en matière de lutte contre le VIH/SIDA se veut une initiative destinée à créer des partenariats entre le secteur privé et les structures gouvernementales. A travers ces partenariats, il sera possible de former un front uni et solide afin de mieux aider ceux qui souffrent du VIH/SIDA et de donner un nouvel espoir aux générations futures qui pourraient grandir sans le risque de contracter le VIH/SIDA ni de devenir orphelins à cause de cette maladie.
Pour gagner la bataille, cette noble initiative des Etats-Unis d’Amérique a besoin du soutien des autres pays et des individus. Il s’agit de mettre en commun nos efforts pour sauver la vie des millions de personnes victimes de cette maladie. Nous nous félicitons du soutien du Ministère de la Santé et de la Population, du Ministère chargé de la Lutte contre le SIDA, de nombreuses organisations non gouvernementales, de la société civile ainsi que des Ivoiriens impliqués dans cette lutte. Au regard de tous ces appuis et du partenariat entre nos deux pays, dans le cadre de la campagne de lutte contre le VIH/SIDA, nous espérons que la Côte d’Ivoire connaîtra un avenir radieux en ce qui concerne la santé.