Texte ‑ La proclamation du président Obama sur la Journée de la Terre (Tous les pays doivent surmonter leurs divergences afin de lutter contre le changement climatique.) (802) (Début du texte)
La Maison‑Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Mercredi 22 avril 2009
La Journée de la Terre 2009
Proclamation
du président des États‑Unis d'Amérique
L'histoire de notre pays est inextricablement liée à ses ressources naturelles, d'importance vitale. Alors que nous accédons à une époque nouvelle, à la fois si difficile et si prometteuse, il nous faut protéger notre terre, sa nature, son eau, son atmosphère, toutes les ressources enfin qui ont soutenu la croissance et la prospérité de notre nation et enrichi notre vie. En faisant cela, nous nous acquitterons d'une obligation sacrée envers nos enfants et nos petits‑enfants tout en créant des occasions de stimuler notre croissance économique.
Pour atteindre ces objectifs, aucune question ne doit retenir davantage notre attention immédiate que le réchauffement planétaire. Les milieux scientifiques ont déjà observé des altérations alarmantes du monde naturel, par exemple le dégel du pergélisol, la fonte des glaciers et la montée du niveau des océans.
Ces changements climatiques mettent l'humanité sérieusement à l'épreuve, mais ils lui ouvrent également le champ d'innovations et à d'adaptations de grande portée. Les États‑Unis ont déjà répondu à de tels défis par le passé : la Journée de la Terre doit nous inspirer à surmonter les divergences entre les nations de façon à nous permettre de saisir l'initiative mondiale de la protection de notre planète contre cette menace universelle.
D'un bout à l'autre du pays, nos concitoyens déploient de gros efforts pour aider à limiter l'émission des agents polluants qui provoquent le changement climatique et à minimiser leur effet sur le milieu ambiant, mais nous devons faire plus. Les particuliers comme les organisations peuvent planter des arbres, utiliser des ampoules à faible consommation d'électricité, conduire des voitures économes en carburant, organiser des campagnes de nettoyage et apprendre aux jeunes à préserver l'environnement. De modestes modifications de notre train de vie peuvent avoir un effet très salutaire sur notre milieu. On peut se déplacer à pied, à vélo ou emprunter les transports publics ; on peut acheter des produits qui ont moins d'emballage ; on peut aussi recycler et réutiliser le papier, le plastique, le verre et l'aluminium plus régulièrement. Les ménages aux États‑Unis peuvent également économiser de l'argent en choisissant des produits plus efficaces sur le plan énergétique, en éteignant les lumières, en débranchant certains appareils et en réduisant leur chauffage et leur climatisation.
Les pouvoirs publics comme les entreprises doivent, eux aussi, prendre des mesures sérieuses et soutenues en vue de protéger notre précieux patrimoine naturel. Grâce à des investissements dans la recherche‑développement scientifique et à la recherche vigoureuse de sources d'énergie de substitution et renouvelables, nous pourrons créer des millions d'emplois verts qui nous permettront de réduire les gaz à effet de serre et d'exceller au sein d'une économie mondiale concurrentielle. Mon gouvernement est résolu notamment à renforcer les normes de consommation des véhicules et à mettre en circulation davantage de voitures à moteur hybride, à améliorer l'isolation thermique de millions de logements et à promouvoir les efforts du secteur privé en faveur d'un avenir à énergie propre. Mon gouvernement travaille aussi à l'élaboration d'une politique énergétique et climatique exhaustive, destinée à alléger notre dépendance à l'égard des importations pétrolières, à faire des États‑Unis le modèle mondial des techniques énergétiques non polluantes et à prévenir les pires conséquences des changements climatiques.
C'est le président Theodore Roosevelt qui souligna notre obligation envers les générations futures lorsqu'il déclara : « De toutes les questions qui pourraient se poser à notre nation ‑ mis à part le maintien même de son existence lors d'une grande guerre ‑, il n'en existe aucune qui approche en importance de l'immense devoir central de laisser cette terre encore meilleure pour nos descendants qu'elle ne l'a été pour nous. » En tenant compte de cet appel du président Roosevelt et en maintenant vivace son esprit indomptable, engageons‑nous à protéger notre environnement et à assurer la santé de notre planète afin que nous puissions en léguer les magnifiques bienfaits à nos petits‑enfants.
Cela, nous le ferons en reconnaissance non seulement de la place centrale qu'occupe l'environnement dans le développement de notre pays, mais aussi de la forte interdépendance écologique qui existe entre les nations. L'histoire nous a montré que nous récolterons ce que nous avons semé. Réaffirmons notre attachement à un monde qui nous fournira d'abondantes récoltes non seulement aujourd'hui, mais pendant de nombreuses générations à venir.
C'est pourquoi je soussigné Barack Obama, président des États‑Unis d'Amérique, en vertu de l'autorité que me confèrent la Constitution et le droit des États‑Unis, proclame le 22 avril 2009 Journée de la Terre. J'encourage tous mes concitoyens à contribuer à la protection de l'environnement et au maintien durable d'un monde en bonne santé.
En foi de quoi j'ai apposé ma signature en ce vingt‑deuxième jour d'avril de l'an de grâce deux mille neuf, deux cent trente‑troisième année de l'indépendance des États‑Unis d'Amérique.
(signé) Barack Obama
(Fin du texte)