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Les modérateurs pendant la Visiconférence (Photo : Yacouba Soro/US Embassy) |
Visioconférence à l’ intention des journalistes sur le rôle des medias dans la gestion des rumeurs
Former les journalistes à mieux jouer leur rôle dans la gestion des rumeurs et renforcer la notion de liberté de la presse en Côte d’Ivoire, tel était l’objectif d’une visioconférence que le Centre Culturel Américain a organisée le 4 décembre 2007. La conférence a regroupé une trentaine de jeunes journalistes issus aussi bien de la presse publique que privée.
La conférence a été animée par M. Georges Kazolias, professeur de journalisme à l’Université Américaine de Paris. Il y avait du côté d’Abidjan Mme Josette Barry, journaliste à Fraternité Matin et également vice-présidente du Réseau des Femmes Journalistes de Côte d’Ivoire (RéFJCI), et M. Serge Pacôme Aoulou, journaliste à la retraite et ancien directeur de la RTI, la radiotélévision nationale, lequel jouait le rôle de modérateur.
Au moment où la Côte d’Ivoire est engagée dans un processus de paix qui devrait conduire aux élections générales l’année prochaine, les trois conférenciers ont vivement conseillé aux participants d’être plus professionnels en vérifiant et revérifiant les informations provenant de différentes sources avant de les publier. «Les rumeurs devraient seulement servir comme source d’idée d’investigation» a conseillé le professeur Kazolias. Ces présentations ont été suivies d’un débat au cours duquel les journalistes ont mis en exergue les réalités du métier de journaliste en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier, pays où les médias sont hautement politisés.
Parmi ces problèmes, on peut citer : les attaques physiques, les écarts de langage, les menaces, les journaux partisans, la piètre formation des journalistes, le colportage de rumeurs et surtout la menace de la perte de travail et la transformation des journalistes en caisse de résonance des leaders politiques. Des conseils ont été échangés au cours de cette visioconférence. Pour la plupart des participants, la rencontre était une opportunité d'acqiuérir une meilleure connaissance de la manière de distinguer une rumeur d’un fait.